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Peut-on faire plus vert ?

Le service des achats d'Endress+Hauser mise de plus en plus sur des composants et des matériaux issus de matières secondaires. Cela rend les produits plus durables, et resserre par ailleurs les liens entre tous les acteurs de la chaîne d'approvisionnement.

14.08.2025 Texte: Christine Böhringer Photographie: Lisa Glatz
Les collaborateurs d'Endress+Hauser Markus Mornhinweg et Alexander Albrecht

Dans une économie circulaire, l'objectif consiste à préserver les ressources naturelles. "L'approvisionnement offre un levier important pour atteindre exactement cela", déclare Markus Mornhinweg, responsable des achats chez Endress+Hauser Temperature+System Products. Avec son équipe, il vise à accroître la part de matériaux recyclés dans les produits intermédiaires, les composants et les emballages. "La production de matières secondaires s'accompagne de moins de déchets et nécessite beaucoup moins d'énergie que celle des matières premières. Cela évite une quantité considérable d'émissions de gaz à effet de serre", explique-t-il.

Ce sont les composants en acier qui offrent le plus grand potentiel. En effet, ce matériau peut être recyclé indéfiniment pratiquement sans perte de qualité. "C'est pourquoi nous avons recherché, pour le boîtier d'un nouveau produit, un fabricant qui utilise de l'inox contenant une part de matériau recyclé très élevée", raconte Markus Mornhinweg. Plus de 90 % du métal utilisé
est issu du recyclage. En outre, près de 80 % de l'énergie consommée par le fournisseur provient de sources renouvelables. Le boîtier présente donc une empreinte carbone très réduite.

Le passage des plastiques primaires aux plastiques secondaires n'est toutefois pas aussi simple. "Les plastiques sont composés de longues chaînes de molécules qui sont modifiées et raccourcies lors du recyclage mécanique tel qu'il est couramment pratiqué à l'heure actuelle. Cela affecte les propriétés du matériau et entraîne des fluctuations de qualité", explique Markus Mornhinweg. Le plastique primaire continue à être utilisé, en attendant l'arrivée de nouvelles méthodes permettant de garantir la fiabilité des produits, et donc des process, nécessaire à l'équipement de mesure. C'est notamment le recyclage chimique qui pourrait ouvrir de nouvelles portes pour l'avenir.

Chiffres clés

35 %

de réduction des émissions dans la chaîne de création de valeur d'ici 2034

Sur la base de la Science Based Targets Initiative, Endress+Hauser s'est engagé à réduire de 35 % (par rapport à 2023) les émissions de ses chaînes de création de valeur en amont et en aval d'ici 2034. L'approvisionnement constitue un levier important dans la réalisation de cet objectif, par exemple grâce à l'achat de produits intermédiaires et de matériaux à plus forte proportion de matière recyclée.

Retour à la production

"Cependant, nous avons réussi à établir un process de recyclage interne dans la production de nos transmetteurs pour tête de sonde", déclare Markus Mornhinweg. Désormais, les carottes produites lors du moulage par injection des composants en plastique ne sont plus éliminées comme des déchets. Elles sont recyclées directement sur site pour fabriquer les trémies, autrefois issues de plastique primaire, utilisées pour le moulage des transmetteurs. "Et cela n'est pas négligeable, car nous fabriquons chaque année des centaines de milliers de transmetteurs pour tête de sonde. L'un d'entre eux, l'iTEMP TMT82, arrive en tête des produits d'Endress+Hauser en termes de volume de production", ajoute le responsable des achats.

L'entreprise enregistre également ses premiers succès dans le domaine des emballages. "Nous commençons actuellement à utiliser des gaines en matériau recyclé pour l'expédition des capteurs de température compacts", déclare Alexander Albrecht, responsable logistique. De plus, nous travaillons sur des emballages à membrane en carton ondulé, pour les transmetteurs de terrain et les boîtiers, afin de remplacer le papier bulle. Ce nouveau matériau devra toutefois être découpé sur mesure pour chaque produit, assurer une parfaite protection et être facile à manipuler. "C'est pourquoi leur développement peut durer jusqu'à un an et exige une collaboration étroite avec nos fournisseurs pour aboutir", précise Alexander Albrecht. Le premier emballage à membrane sera bientôt utilisé pour une nouvelle unité de commande.

"Nos fournisseurs sont très intéressés par une coopération avec nous pour trouver et mettre en œuvre des solutions innovantes", souligne Markus Mornhinweg. Ce dernier est convaincu que la transition vers une économie circulaire va s'accompagner d'une intensification des partenariats d'un bout à l'autre de la chaîne d'approvisionnement : "Pour améliorer autant que possible la durabilité, la longévité et les possibilités de réutilisation et de recyclage des produits, un transfert de connaissances est plus nécessaire que jamais, notamment au début de chaque cycle de développement ou de perfectionnement."

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Comment l'économie circulaire gagne du terrain
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